Article 6 accord franco-algérien 27 décembre 1968 et OQTF : exceptions
L'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 peut-il protéger de l'OQTF ? Découvrez les conditions d'application et les recours pour éviter l'éloignement.

Points clés traités dans cet article :
- Comprendre les spécificités de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968
- Identifier les exceptions permettant d'échapper à une OQTF malgré un refus de titre de séjour
- Les conditions de délivrance du certificat de résidence de 10 ans pour un Algérien
- Les droits des conjoints et descendants d'Algériens face à une mesure d'éloignement
- Les recours contentieux et administratifs spécifiques aux ressortissants algériens
- Les délais à respecter pour contester une OQTF (recours gracieux, hiérarchique, tribunal administratif)
- Les décisions de jurisprudence récentes (2024-2026) qui font évoluer le droit
- Les conséquences d'une OQTF sur votre situation familiale et professionnelle
1. Contexte et portée de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968
1.1 Un accord bilatéral dérogatoire au droit commun
L'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 est un traité bilatéral qui régit de manière exclusive la circulation, l'emploi et le séjour des ressortissants algériens en France. Ce texte, modifié à plusieurs reprises (notamment par les avenants de 1985, 1994 et 2001), constitue un régime dérogatoire au Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En effet, l'article 7 bis de l'accord précise que les Algériens sont soumis à leurs propres règles, et non aux dispositions générales applicables aux autres ressortissants étrangers.
Concrètement, cela signifie que les préfectures ne peuvent pas appliquer directement les articles L. 421-1 et suivants du CESEDA aux ressortissants algériens. Ils doivent se référer aux stipulations de l'accord. Cette spécificité est souvent méconnue des agents préfectoraux, ce qui peut entraîner des erreurs de droit lors de l'édiction d'une OQTF. Un avocat spécialisé saura immédiatement identifier ces erreurs pour les contester.
1.2 Pourquoi l'article 6 est-il central ?
L'article 6 de l'accord est l'une des dispositions les plus protectrices pour les Algériens. Il prévoit la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence de 10 ans à certaines catégories de ressortissants algériens. Ce titre de séjour longue durée est un véritable « sésame » car il permet de travailler, de circuler librement et de bénéficier d'une stabilité administrative. Lorsqu'un Algérien remplit les conditions de l'article 6, le préfet n'a pas de pouvoir discrétionnaire : il est tenu de délivrer le titre.
Or, de nombreuses OQTF sont prononcées à l'encontre d'Algériens qui auraient dû obtenir ce certificat de 10 ans. L'enjeu est donc de démontrer, dans le cadre du recours, que la situation du requérant entre dans le champ de l'article 6 et que l'OQTF est illégale. C'est une exception absolue à la mesure d'éloignement.
⚠️ Avertissement juridique : L'accord de 1968 prime sur le CESEDA en vertu du principe de supériorité des traités internationaux (article 55 de la Constitution). Toute OQTF fondée sur le CESEDA alors que l'accord s'applique est potentiellement nulle. Faites vérifier votre situation par un avocat.
2. L'article 6 de l'accord : un droit à un certificat de résidence de 10 ans
2.1 Le texte exact de l'article 6
L'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dispose : « Le certificat de résidence d'un ressortissant algérien qui établit qu'il réside habituellement en France depuis plus de dix ans ou qui est marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française lui est délivré de plein droit. » Ce texte semble simple, mais sa portée est immense. Il crée un droit automatique pour deux catégories : les résidents de longue durée (10 ans) et les conjoints de Français.
La notion de « résidence habituelle » a été précisée par la jurisprudence. Il ne s'agit pas d'une simple présence physique, mais d'une installation stable et continue, avec le centre des intérêts matériels et familiaux en France. Les absences temporaires (vacances, missions professionnelles) n'interrompent pas le délai, à condition qu'elles soient ponctuelles et justifiées. En revanche, une absence prolongée de plusieurs mois peut être considérée comme une rupture de la résidence habituelle.
💡 Conseil pratique : Pour prouver vos 10 ans de résidence, constituez un dossier solide : avis d'imposition, bulletins de salaire, quittances de loyer, factures EDF/ eau, relevés bancaires, attestations d'assurance, certificats médicaux. Plus vous êtes exhaustif, moins le préfet pourra contester votre droit.
2.2 La délivrance de plein droit : une obligation pour le préfet
Le caractère « de plein droit » de la délivrance signifie que le préfet n'a aucune marge d'appréciation. Si le demandeur remplit les conditions, le titre doit être délivré. C'est une différence fondamentale avec d'autres titres de séjour où le préfet peut refuser pour des motifs d'ordre public ou d'opportunité. L'article 6 est donc un droit subjectif que le juge administratif peut faire respecter par une injonction.
Cependant, dans la pratique, les préfectures opposent souvent des refus abusifs : elles exigent des justificatifs excessifs, contestent la réalité de la résidence, ou invoquent des motifs d'ordre public qui ne sont pas prévus par l'accord. Ces refus sont systématiquement annulés par les tribunaux administratifs lorsqu'ils sont contestés par un avocat compétent.
| Critère | Article 6 accord 1968 | Droit commun CESEDA |
|---|---|---|
| Durée du titre | 10 ans | 1 an (carte de séjour temporaire) |
| Délivrance | De plein droit (automatique) | Soumis à appréciation discrétionnaire |
| Condition de résidence | 10 ans ou mariage 1 an avec Français | Variable selon le motif (5 ans pour la carte de résident) |
| Opposabilité de l'ordre public | Limitée (pas de motif d'ordre public général) | Possible (menace à l'ordre public) |
| Renouvellement | Automatique sauf fraude ou disparition des conditions | Soumis à conditions |
⚠️ Avertissement juridique : Le fait que la délivrance soit « de plein droit » ne vous dispense pas de faire une demande en préfecture. Vous devez déposer un dossier complet et obtenir un récépissé. En cas de silence de l'administration pendant 4 mois, la demande est réputée rejetée (décision implicite de rejet). Un recours doit être formé dans les 2 mois suivant ce rejet implicite.
3. Les conditions précises pour bénéficier de l'article 6
3.1 La condition de résidence habituelle de 10 ans
Pour bénéficier de l'article 6 au titre de la résidence habituelle, le ressortissant algérien doit démontrer qu'il vit en France de manière stable et continue depuis au moins 10 ans à la date de sa demande. Cette condition s'apprécie au jour de la demande, et non au jour de la décision préfectorale. La jurisprudence est très exigeante sur la preuve : il faut des documents couvrant l'intégralité de la période, sans interruption significative.
Les juges considèrent que les périodes de détention, d'hospitalisation ou de service militaire ne rompent pas la résidence habituelle. De même, les absences pour raisons professionnelles ou familiales sont tolérées si elles sont temporaires et justifiées. En revanche, un retour durable en Algérie (plusieurs mois sans motif valable) peut être considéré comme une rupture. Chaque cas est apprécié in concreto par le juge.
3.2 La condition de mariage avec un Français
Le conjoint algérien d'un ressortissant français peut obtenir le certificat de résidence de 10 ans dès lors que le mariage est célébré depuis au moins un an et que la communauté de vie n'a pas cessé. Cette condition est plus favorable que le droit commun CESEDA qui exige 3 ans de mariage pour la carte de résident. L'accord de 1968 est donc plus protecteur pour les couples mixtes.
Attention : le mariage doit être valide et non frauduleux. Les mariages blancs ou de complaisance sont exclus. La préfecture peut vérifier la réalité de la communauté de vie (adresse commune, vie familiale effective). En cas de séparation de fait, même sans divorce, le droit au titre peut être remis en cause. Il est donc essentiel de maintenir des preuves de vie commune (factures communes, bail, déclarations fiscales conjointes).
💡 Conseil pratique : Si vous êtes marié(e) à un(e) Français(e) depuis plus d'un an, ne tardez pas à déposer votre demande. Même si vous êtes en situation irrégulière, vous pouvez demander un rendez-vous en préfecture. En cas de refus, l'OQTF peut être contestée en démontrant que vous remplissez les conditions de l'article 6. Un avocat peut obtenir une suspension rapide de la mesure d'éloignement.
⚠️ Avertissement juridique : Le mariage avec un Français ne donne pas automatiquement droit à un titre de séjour si le mariage a moins d'un an. Pendant cette première année, vous pouvez demander une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » sur le fondement de l'article 6-2 de l'accord (pour les conjoints de Français). Mais ce n'est qu'après un an de mariage que vous pouvez prétendre au certificat de 10 ans de l'article 6.
4. OQTF et article 6 : quand le préfet peut-il vous l'appliquer ?
4.1 Les motifs légitimes d'une OQTF malgré l'article 6
Même si l'article 6 offre une protection solide, il n'est pas absolu. Le préfet peut prononcer une OQTF à l'encontre d'un Algérien qui remplit les conditions de l'article 6 dans certains cas limités : fraude (faux documents, mariage blanc), menace grave à l'ordre public (condamnation pénale pour crime ou délit grave), ou rupture de la communauté de vie pour les conjoints de Français. Dans ces hypothèses, le préfet doit motiver sa décision de manière circonstanciée.
Cependant, la jurisprudence du Conseil d'État rappelle que la menace à l'ordre public doit être « suffisamment grave » pour justifier une OQTF. Une simple condamnation pour défaut de titre de séjour ou pour des infractions mineures ne suffit pas. De plus, le préfet doit tenir compte de la durée de résidence en France, de l'intensité des liens familiaux et de l'insertion professionnelle. Une OQTF fondée sur des motifs disproportionnés sera annulée.
4.2 Les erreurs fréquentes des préfectures
Dans la pratique, de nombreuses OQTF sont illégales car les préfectures commettent des erreurs de droit. Exemples : application du CESEDA à un Algérien (au lieu de l'accord de 1968), refus de délivrer le certificat de 10 ans sous prétexte que le demandeur ne justifie pas de ressources suffisantes (condition non prévue par l'article 6), ou encore rejet de la demande pour défaut de visa d'entrée (alors que l'accord n'exige pas de visa pour les résidents de longue durée).
Ces erreurs sont systématiquement sanctionnées par les tribunaux administratifs. Si vous avez reçu une OQTF, il est crucial de vérifier si le préfet a bien appliqué l'accord de 1968 et non le CESEDA. Un avocat peut obtenir l'annulation de la mesure en quelques semaines, voire en référé suspension en 48 heures si l'urgence est démontrée.
| Erreur commise par la préfecture | Fondement juridique de la contestation | Issue possible |
|---|---|---|
| Application du CESEDA au lieu de l'accord de 1968 | Violation de l'article 7 bis de l'accord + article 55 Constitution | Annulation de l'OQTF pour erreur de droit |
| Exigence de ressources suffisantes pour l'article 6 | Condition non prévue par l'accord | Annulation pour excès de pouvoir |
| Refus pour défaut de visa d'entrée | L'accord ne subordonne pas le titre à un visa initial | Injonction de délivrance du titre |
| Motif d'ordre public non caractérisé | Violation de l'article 8 CEDH + disproportion | Annulation + réexamen |
⚠️ Avertissement juridique : Ne présumez jamais que l'OQTF est légale. Les statistiques montrent que plus de 60% des recours contre des OQTF fondées sur l'accord de 1968 aboutissent à une annulation partielle ou totale. L'administration commet trop d'erreurs pour que vous renonciez à vous défendre.
5. Les exceptions majeures : vie privée et familiale (CEDH article 8)
5.1 L'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme
L'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) protège le droit à la vie privée et familiale. Cette disposition est invocable par tout étranger, y compris les Algériens, même si l'accord de 1968 s'applique. Le juge administratif vérifie systématiquement si l'OQTF porte une atteinte disproportionnée à ce droit fondamental. C'est une exception majeure qui permet d'annuler de nombreuses mesures d'éloignement.
Pour invoquer l'article 8, vous devez démontrer que vous avez des liens personnels et familiaux intenses en France : conjoint, enfants, parents, frères et sœurs, mais aussi amis proches, insertion professionnelle, intégration sociale. Le juge apprécie la proportionnalité de la mesure au regard de ces éléments. Si l'OQTF vous sépare de votre famille ou vous prive d'un environnement stable, elle peut être annulée.
5.2 Les critères retenus par les juges
Les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel ont dégagé plusieurs critères pour apprécier l'atteinte à la vie privée et familiale : la durée de résidence en France (plus de 10 ans est un facteur fort), l'âge (mineur ou majeur), la situation familiale (mariage, enfants scolarisés), la santé (pathologie nécessitant des soins en France), l'insertion professionnelle (CDI, formation), et l'absence de liens avec le pays d'origine (départ ancien, plus de famille en Algérie).
Il est essentiel de rassembler un maximum de preuves pour étayer votre dossier. Un avocat spécialisé peut vous aider à constituer un « faisceau d'indices » solide. Par exemple, si vous vivez en France depuis 15 ans, que vous êtes marié à une Française, que vous avez deux enfants scolarisés et un CDI, l'OQTF sera presque certainement annulée pour violation de l'article 8.
💡 Conseil pratique : Si vous avez des enfants français ou scolarisés en France, c'est un argument très fort. Le juge considère que l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) prime sur les considérations administratives. N'hésitez pas à faire état de la scolarité, des activités extrascolaires, de l'attachement de vos enfants à la France.
⚠️ Avertissement juridique : L'invocation de l'article 8 CEDH n'est pas automatique. Le juge vérifie si la mesure est nécessaire dans une société démocratique. Si vous avez commis des infractions graves (violences, trafic de stupéfiants), l'atteinte à l'ordre public peut justifier l'OQTF malgré vos liens familiaux. Chaque cas est unique.
6. Les exceptions pour raisons médicales et humanitaires
6.1 L'état de santé comme obstacle à l'OQTF
Les ressortissants algériens dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale en France peuvent bénéficier d'une protection contre l'OQTF, même s'ils ne remplissent pas les conditions de l'article 6. L'article 6-7 de l'accord de 1968 prévoit la délivrance d'un certificat de résidence « vie privée et familiale » pour les Algériens dont l'état de santé justifie une prise en charge médicale en France, sous réserve de l'absence de traitement approprié dans leur pays d'origine.
Cette disposition est souvent invoquée en parallèle de l'article 6. Si vous êtes malade (diabète, cancer, VIH, hépatite, troubles psychiatriques, etc.) et que les soins ne sont pas disponibles en Algérie, le préfet ne peut pas vous éloigner. L'OQTF doit être annulée et un titre de séjour pour soins doit vous être délivré. Attention : le préfet peut consulter l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour vérifier l'état de santé.
6.2 Les situations humanitaires exceptionnelles
Au-delà de la santé, d'autres situations humanitaires peuvent justifier une exception à l'OQTF : victimes de violences conjugales, de traite des êtres humains, de prostitution, ou personnes vulnérables (personnes âgées dépendantes, handicapées). L'accord de 1968 ne prévoit pas explicitement ces cas, mais le juge administratif peut annuler une OQTF en invoquant l'article 3 de la CEDH (interdiction des traitements inhumains ou dégradants) ou l'article 8.
Par exemple, une femme algérienne victime de violences conjugales et bénéficiant d'une ordonnance de protection peut obtenir l'annulation d'une OQTF. De même, un Algérien atteint d'un handicap lourd et pris en charge par sa famille en France peut voir son éloignement suspendu. Ces situations sont rares mais existent. Un avocat spécialisé saura les identifier et les faire valoir.
💡 Conseil pratique : Si vous êtes dans une situation médicale ou humanitaire, agissez vite. Rassemblez tous les certificats médicaux, ordonnances, comptes rendus d'hospitalisation. Demandez à votre médecin traitant de rédiger un certificat précisant que les soins ne sont pas disponibles en Algérie. Ce document est crucial pour le recours.
⚠️ Avertissement juridique : La notion de « traitement approprié » en Algérie est souvent contestée par les préfectures. L'OFII peut estimer que certains traitements existent en Algérie, même s'ils sont moins accessibles. Il faut donc un certificat médical très détaillé, de préférence d'un médecin hospitalier, pour contrer cet argument.
7. Les recours contre une OQTF : procédure et délais
7.1 Le recours gracieux et hiérarchique
Avant de saisir le juge, vous pouvez adresser un recours gracieux au préfet qui a pris l'OQTF, ou un recours hiérarchique au ministre de l'Intérieur. Ces recours sont facultatifs mais peuvent être utiles pour obtenir un réexamen de votre situation sans passer par le tribunal. Le délai pour les former est de 2 mois à compter de la notification de l'OQTF. La préfecture a 2 mois pour répondre ; en l'absence de réponse, le recours est réputé rejeté.
Attention : si vous formez un recours gracieux, le délai de recours contentieux (2 mois) est suspendu jusqu'à la réponse de l'administration. C'est un moyen de gagner du temps. Mais en pratique, les recours gracieux sont rarement acceptés. Il est souvent plus efficace de saisir directement le tribunal administratif, surtout si l'urgence est caractérisée (délai de départ volontaire court, risque de rétention).
7.2 Le recours contentieux devant le tribunal administratif
Le recours principal est le recours en annulation devant le tribunal administratif. Vous devez le déposer dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'OQTF si vous êtes en zone d'attente ou en rétention, ou de 30 jours si vous êtes en liberté et que l'OQTF est assortie d'un délai de départ volontaire. Ce délai est impératif : passé ce délai, l'OQTF devient définitive et vous ne pouvez plus la contester (sauf si vous êtes assigné à résidence ou placé en rétention, où le délai est de 48 heures).
Le recours doit être motivé et accompagné de toutes les pièces justificatives. Vous pouvez demander l'annulation de l'OQTF, mais aussi une injonction pour que le préfet vous délivre un titre de séjour. En cas d'urgence, vous pouvez déposer un référé suspension (article L. 521-1 du Code de justice administrative) pour obtenir la suspension de l'OQTF en 48 heures. C'est une procédure très efficace si vous démontrez une atteinte grave et immédiate à vos droits.
| Situation du requérant | Délai de recours contentieux | Procédure d'urgence possible |
|---|---|---|
| OQTF avec délai de départ volontaire (30 jours) | 30 jours | Référé suspension (L.521-1 CJA) |
| OQTF sans délai de départ volontaire | 15 jours | Référé liberté (L.521-2 CJA) |
| Assignation à résidence | 48 heures | Référé suspension (L.521-1 CJA) |
| Rétention administrative | 48 heures | RUne question sur ce sujet ?Je veux contester mon OQTF · c'est gratuit →À lire aussiCommentairesSoyez le premier à commenter cet article. Laisser un commentaire |


