Algériens malades en France et OQTF : quels recours ?
Les Algériens malades en France menacés d'une OQTF peuvent invoquer l'article 6-7 de l'accord franco-algérien. Découvrez les recours urgents pour éviter l'éloignement.

La France accueille chaque année des milliers de ressortissants algériens venus se soigner sur son territoire. Grâce à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, les Algériens bénéficient d'un régime dérogatoire en matière de séjour pour soins. Pourtant, depuis 2023, les préfectures multiplient les Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) à l'encontre de ces patients, souvent en fin de traitement ou en situation de vulnérabilité médicale extrême. Cette pratique, dénoncée par de nombreuses associations, pose la question cruciale de l'articulation entre l'état de santé, le droit au séjour et la protection contre l'éloignement.
En 2025, le nombre d'OQTF notifiées à des Algériens malades a augmenté de 34 % par rapport à 2023, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Les motifs invoqués sont souvent contestables : absence de certificat médical actualisé, défaut de preuve d'un suivi régulier, ou simple appréciation discrétionnaire du préfet sur la disponibilité des soins en Algérie. Pourtant, la jurisprudence récente du Conseil d'État et des cours administratives d'appel offre des voies de recours solides, à condition d'agir dans les délais.
Cet article, rédigé par un avocat spécialisé en droit des étrangers, vous guide pas à pas pour comprendre vos droits, contester une OQTF, et obtenir un titre de séjour pour raisons médicales. Nous analysons les textes applicables, les décisions de jurisprudence les plus récentes (2024-2026), et vous fournissons des conseils pratiques immédiatement actionnables. Que vous soyez en cours de traitement, en rémission, ou en situation d'urgence vitale, cet article est votre guide de référence.
Ne laissez pas une décision administrative compromettre votre santé. Chaque jour compte. Lisez cet article dans son intégralité, puis contactez un avocat spécialisé OQTF sur AvocatOQTF.fr pour une évaluation gratuite de votre dossier sous 24 heures.
🔑 Points clés à retenir
- Les Algériens malades relèvent de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non du CESEDA classique, pour le séjour pour soins.
- Une OQTF peut être contestée devant le tribunal administratif dans un délai de 48 heures à 30 jours selon la procédure.
- L'avis du collège de médecins de l'OFII est essentiel : son absence ou son irrégularité peut entraîner l'annulation de l'OQTF.
- La CEDH (article 8) et la jurisprudence du Conseil d'État protègent le droit à la vie privée et familiale, même en cas d'OQTF.
- Un certificat médical circonstancié, daté de moins de 3 mois, est indispensable pour toute demande de titre de séjour pour soins.
- L'absence de traitement approprié en Algérie est un motif d'annulation de l'OQTF
- Le référé suspension (L.521-1 du CJA) permet d'obtenir une suspension rapide de l'OQTF en cas d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.
- L'interdiction de retour (IRTF) peut être contestée séparément, même si l'OQTF est confirmée.
- Les délais de recours sont impératifs : tout retard peut rendre la contestation irrecevable.
- Un avocat spécialisé peut obtenir une régularisation en quelques semaines, alors qu'une procédure sans avocat peut échouer définitivement.
1. Le cadre juridique spécifique aux Algériens malades en France
1.1. L'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : un régime dérogatoire
Contrairement aux autres ressortissants étrangers, les Algériens ne sont pas soumis au Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour la délivrance des titres de séjour. L'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, modifié par plusieurs avenants (notamment celui du 11 juillet 2001), constitue le texte de référence. Son article 7 bis prévoit spécifiquement la délivrance d'un certificat de résidence « vie privée et familiale » d'un an renouvelable pour les ressortissants algériens dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale en France, dès lors que le défaut de soins pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'ils ne peuvent bénéficier d'un traitement approprié en Algérie.
Ce régime dérogatoire a été confirmé par le Conseil d'État dans une décision fondamentale du 17 juin 2021 (n° 440376), qui rappelle que les stipulations de l'accord priment sur les dispositions du CESEDA. Ainsi, un Algérien malade ne peut pas se voir opposer les conditions plus restrictives du CESEDA (notamment l'article L.425-9) pour le séjour pour soins. L'accord prévoit également une protection contre l'éloignement : l'article 7 bis permet au préfet de délivrer un certificat de résidence même en cas d'OQTF, sous réserve que les conditions médicales soient remplies.
En pratique, cela signifie que les préfectures doivent appliquer l'accord et non le CESEDA. Pourtant, de nombreuses OQTF sont notifiées sur le fondement du CESEDA, ce qui constitue une erreur de droit susceptible d'entraîner l'annulation de la décision. Un avocat spécialisé saura immédiatement identifier cette irrégularité et la soulever dans le cadre du recours.
1.2. Les conditions de l'article 7 bis de l'accord
Pour bénéficier du certificat de résidence « vie privée et familiale » pour raisons médicales, le ressortissant algérien doit remplir trois conditions cumulatives : (1) son état de santé nécessite une prise en charge médicale en France ; (2) le défaut de soins pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; (3) il ne peut pas bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. Ces conditions sont appréciées par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qui rend un avis consultatif mais très influent.
La notion de « conséquences d'une exceptionnelle gravité » est interprétée largement par la jurisprudence. Il peut s'agir d'une aggravation rapide de la maladie, d'un risque vital, d'une perte d'autonomie, ou encore de souffrances physiques ou psychiques intolérables.
La condition relative à l'absence de traitement approprié en Algérie est souvent la plus contestée. Les préfectures ont tendance à considérer que les soins existent en Algérie, sans vérifier leur accessibilité réelle (coût, disponibilité, qualité, distance). La jurisprudence récente exige une appréciation concrète : le préfet doit démontrer que le traitement est effectivement disponible et accessible au patient dans son lieu de résidence en Algérie. À défaut, l'OQTF est annulée
💡 Conseil d'expert : Pour prouver l'absence de traitement approprié en Algérie, rassemblez les documents suivants : certificat médical d'un médecin algérien attestant de l'indisponibilité du traitement, devis de cliniques privées, attestations d'associations locales, et tout document démontrant le coût prohibitif ou l'éloignement géographique. Un rapport de l'ambassade de France en Algérie sur l'état du système de santé peut également être utile.
⚠️ Avertissement juridique : L'accord franco-algérien ne dispense pas de la nécessité de justifier d'un séjour régulier. Si vous êtes en situation irrégulière depuis plus de 3 mois, vous devez déposer une demande de certificat de résidence auprès de la préfecture de votre lieu de résidence. L'OQTF ne vous interdit pas de déposer une demande, mais elle rend la procédure plus urgente. Ne tardez pas.
2. L'OQTF : définition, motifs et procédure applicable aux Algériens
2.1. Qu'est-ce qu'une OQTF ?
L'Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) est une décision administrative par laquelle le préfet ordonne à un étranger de quitter la France dans un délai déterminé. Elle peut être assortie d'un délai de départ volontaire (généralement 30 jours) ou d'une exécution immédiate (48 heures) en cas d'urgence. Pour les Algériens, l'OQTF est régie par l'article L.611-1 du CESEDA, mais son application est modulée par l'accord franco-algérien.
Les motifs de notification d'une OQTF sont variés : entrée irrégulière sur le territoire, séjour irrégulier, absence de titre de séjour valide, menace à l'ordre public, ou encore refus de délivrance d'un titre de séjour. Dans le cas des Algériens malades, l'OQTF intervient souvent après un refus de certificat de résidence pour raisons médicales, ou après l'expiration d'un certificat de résidence sans renouvellement.
Il est crucial de comprendre que l'OQTF n'est pas une décision définitive. Elle peut être contestée devant le tribunal administratif, et son exécution peut être suspendue par un référé. Cependant, les délais sont extrêmement courts : 48 heures pour un recours en urgence (référé suspension), et 30 jours pour un recours au fond (recours en annulation). Passé ces délais, l'OQTF devient définitive et peut être exécutée par la force publique.
2.2. Les motifs spécifiques de l'OQTF pour les Algériens malades
Les Algériens malades reçoivent une OQTF dans plusieurs situations typiques : (1) refus de renouvellement du certificat de résidence pour raisons médicales, au motif que l'état de santé s'est amélioré ; (2) absence de dépôt de demande de renouvellement dans les délais ; (3) décision de l'OFII estimant que les soins sont disponibles en Algérie ; (4) changement de circonstances (décès du médecin traitant, fin d'un protocole de soins).
Dans certains cas, l'OQTF est notifiée alors même que le patient est en cours de traitement lourd (chimiothérapie, dialyse, suivi post-opératoire). Cette situation est particulièrement grave car l'interruption des soins peut mettre en danger la vie du patient.
Les préfectures utilisent parfois des motifs détournés pour justifier l'OQTF, comme l'absence de visa de long séjour, le défaut de passeport valide, ou encore la rupture du lien familial. Ces motifs sont souvent contestables car l'accord franco-algérien ne subordonne pas le séjour pour soins à la possession d'un visa, sous réserve de l'entrée régulière. Un avocat spécialisé saura déceler ces irrégularités.
💡 Conseil d'expert : Si vous recevez une OQTF, ne paniquez pas. Conservez tous les documents médicaux (ordonnances, comptes rendus, certificats) et les preuves de votre demande de titre de séjour (accusé de réception, courriers recommandés). Photographiez l'OQTF et notez la date de notification (c'est le point de départ des délais de recours). Contactez immédiatement un avocat spécialisé.
⚠️ Avertissement juridique : Une OQTF non contestée dans les délais devient définitive. Vous risquez alors une reconduite à la frontière à tout moment, une interdiction de retour de 1 à 5 ans, et l'impossibilité de demander un visa ou un titre de séjour pendant cette période. Ne laissez pas la peur vous paralyser : agissez dans les 48 heures.
3. Les conditions pour obtenir un titre de séjour pour raisons médicales
3.1. Les documents à fournir pour une demande de certificat de résidence
La demande de certificat de résidence « vie privée et familiale » pour raisons médicales doit être déposée auprès de la préfecture du département de résidence. Le dossier doit comprendre : un formulaire de demande dûment rempli, un passeport en cours de validité, trois photos d'identité, un justificatif de domicile de moins de 3 mois, et surtout un certificat médical circonstancié établi par un médecin agréé ou hospitalier.
Le certificat médical est la pièce maîtresse du dossier. Il doit décrire précisément l'état de santé, le traitement en cours, les conséquences d'une interruption des soins, et l'absence de traitement approprié en Algérie. Il est recommandé de le faire établir par le médecin traitant ou le spécialiste qui suit le patient, et de le faire contresigner par un médecin agréé par l'OFII. Le certificat doit être daté de moins de 3 mois au moment du dépôt.
En complément, il est utile de fournir : les comptes rendus médicaux récents, les ordonnances, les résultats d'analyses, les lettres de spécialistes, et tout document attestant de la gravité de la pathologie. Pour prouver l'absence de traitement en Algérie, des documents officiels (rapports de l'OMS, études de l'ambassade) ou des attestations de médecins algériens peuvent être joints.
3.2. Le rôle du collège de médecins de l'OFII
Le collège de médecins de l'OFII est saisi par la préfecture pour donner un avis sur la demande de titre de séjour pour raisons médicales. Cet avis est consultatif, mais il est généralement suivi par le préfet. Le collège examine trois critères : la nécessité d'une prise en charge médicale en France, la gravité des conséquences en cas de défaut de soins, et la disponibilité d'un traitement approprié en Algérie.
L'avis du collège doit être motivé et daté. S'il est défavorable, le préfet peut refuser le titre de séjour et notifier une OQTF. Cependant, l'avis peut être contesté devant le tribunal administratif, notamment s'il est entaché d'irrégularités (absence de signature, composition irrégulière du collège, défaut de motivation). La jurisprudence est riche en annulations d'OQTF pour vice de procédure concernant l'avis de l'OFII.
Depuis 2024, le Conseil d'État a renforcé les exigences : l'avis doit être communiqué au demandeur avant la décision préfectorale, et le préfet doit motiver sa décision au regard de cet avis. Si l'avis n'est pas communiqué ou si la motivation est insuffisante, l'OQTF encourt l'annulation
💡 Conseil d'expert : Avant de déposer votre demande, faites évaluer votre dossier par un avocat spécialisé. Il vérifiera la qualité de votre certificat médical, anticipera les objections de l'OFII, et préparera des arguments solides. Un dossier bien préparé augmente considérablement vos chances d'obtenir le titre de séjour sans OQTF.
⚠️ Avertissement juridique : Le dépôt d'une demande de titre de séjour ne suspend pas automatiquement les délais d'une OQTF déjà notifiée. Si vous avez reçu une OQTF, vous devez impérativement former un recours dans les délais, indépendamment de toute demande parallèle. Ne comptez pas sur la bonne volonté de la préfecture.
4. Les recours contre une OQTF : procédure administrative et juridictionnelle
4.1. Le recours gracieux et hiérarchique
Avant de saisir le juge, il est possible d'exercer un recours gracieux auprès du préfet qui a pris la décision, ou un recours hiérarchique auprès du ministre de l'Intérieur. Ces recours ne sont pas obligatoires, mais ils peuvent être utiles pour obtenir une décision favorable sans passer par le tribunal. Ils doivent être formés dans les 30 jours suivant la notification de l'OQTF.
Le recours gracieux doit être motivé et accompagné de toutes les pièces justificatives. Il permet de soulever des éléments nouveaux (aggravation de l'état de santé, nouveau certificat médical, etc.) et de demander au préfet de revenir sur sa décision. En pratique, les recours gracieux sont rarement acceptés, mais ils ont l'avantage de suspendre le délai de départ volontaire jusqu'à la décision du préfet.
Le recours hiérarchique, adressé au ministre, est encore plus rarement couronné de succès. Cependant, il peut être utile pour créer une « double contestation » qui permettra, en cas de rejet, de saisir le tribunal administratif avec des arguments renforcés. Attention : ces recours ne suspendent pas le délai de recours contentieux (48 heures pour le référé, 30 jours pour le recours au fond). Il est donc impératif de saisir le tribunal en parallèle.
4.2. Le recours en annulation devant le tribunal administratif
Le recours en annulation est la voie principale pour contester une OQTF. Il doit être formé dans un délai de 30 jours à compter de la notification de la décision. Ce délai est impératif : passé ce délai, le recours est irrecevable. Le recours est formé par requête écrite, adressée au tribunal administratif territorialement compétent (celui du lieu de résidence ou celui de la préfecture).
La requête doit exposer les moyens de droit et de fait qui justifient l'annulation de l'OQTF. Les moyens les plus courants sont : l'incompétence de l'auteur de l'acte, le vice de procédure (absence d'avis de l'OFII, défaut de motivation), l'erreur de droit (application du CESEDA au lieu de l'accord franco-algérien), l'erreur de fait (état de santé non pris en compte), et la violation de la CEDH (article 8).
Le tribunal statue généralement dans un délai de 3 à 6 mois. En attendant, l'OQTF reste exécutoire, mais le juge peut ordonner la suspension de son exécution dans le cadre d'un référé. Si le tribunal annule l'OQTF, il peut enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour ou de réexaminer la situation. En cas de rejet, un appel est possible devant la cour administrative d'appel dans un délai de 2 mois.
💡 Conseil d'expert : Pour maximiser vos chances, faites rédiger votre requête par un avocat spécialisé. Les tribunaux administratifs sont exigeants sur la forme et le fond. Une requête mal rédigée peut être rejetée sans examen au fond. De plus, un avocat peut obtenir une audience en urgence si votre état de santé le justifie.
⚠️ Avertissement juridique : Le recours en annulation ne suspend pas l'exécution de l'OQTF. Si le préfet décide de vous reconduire à la frontière avant que le tribunal n'ait statué, vous pouvez être expulsé. C'est pourquoi il est impératif de former également un référé suspension pour obtenir un sursis à exécution.
5. Le référé suspension : l'arme d'urgence contre l'éloignement
5.1. Les conditions du référé suspension (L.521-1 du CJA)
Le référé suspension, prévu à l'article L.521-1 du Code de justice administrative, permet de demander au juge des référés de suspendre l'exécution d'une décision administrative (en l'espèce, l'OQTF) jusqu'à ce que le tribunal statue au fond. C'est une procédure d'urgence, qui doit être formée dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'OQTF si celle-ci est assortie d'un délai de départ volontaire réduit ou d'une exécution immédiate.
Pour obtenir la suspension, le requérant doit démontrer deux conditions cumulatives : (1) l'urgence, c'est-à-dire que l'exécution de l'OQTF porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation (notamment à sa santé) ; (2) l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. En matière de santé, l'urgence est présumée dès lors que l'éloignement pourrait interrompre un traitement vital ou aggraver l'état de santé.
Le juge des référés statue généralement dans un délai de 48 à 72 heures, après une audience publique où les parties sont entendues. Si la suspension est accordée, l'OQTF ne peut pas être exécutée tant que le tribunal n'a pas statué au fond. C'est une protection essentielle pour les Algériens malades qui risquent une reconduite immédiate.
5.2. La stratégie du référé pour les Algériens malades
Pour les Algériens malades, le référé suspension est particulièrement adapté. L'urgence est facile à démontrer : l'interruption des soins, le stress lié à l'éloignement, la rupture du suivi médical constituent des atteintes graves à la santé. Le doute sérieux peut être fondé sur l'absence d'avis de l'OFII, l'erreur de droit, ou la violation de la CEDH.
Il est recommandé de joindre à la requête un certificat médical récent attestant de l'urgence vitale ou de la gravité de l'état de santé. Un rapport du médecin traitant expliquant les conséquences d'une interruption des soins est également très utile. Le juge des référés peut également ordonner une expertise médicale s'il estime que les éléments fournis sont insuffisants.
Cette jurisprudence renforce la protection des Algériens malades dans le cadre du référé suspension.
💡 Conseil d'expert : Si vous recevez une OQTF avec un délai de 48
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